Récits de Voyage
Si l’écriture peut être une forme de thérapie, pour ma part, le voyage l’est tout autant.
Chaque voyage, qu’il soit fait en solitaire ou partagé, m’apporte matière à réflexion. Chaque expérience me permet de sortir de mon confort. J’apprends de nouvelles façons de vivre, je m’adapte à de nouveaux environnements… J’ouvre mon esprit, j’accepte la différence. Je m’enrichie.
Et puis voyager me permet bien souvent de relativiser et d’apprécier ma vie telle qu’elle est. Avec mon entourage, dans ma région, entre forêt, océan et montagne. Cela m’a permis de trouver mon chez moi.
Je souris en repensant à mon premier souvenir de voyage : un irlandais qui me demande dans une auberge si je parle anglais. J’avais alors cinq ou six ans. Je l’ai regardé avec mes yeux de merlan fris et je suis partie en courant. « Papa, papa, y’a un monsieur dans l’escalier il m’a dit DOUYOUSPITINGUICHE ». Mon père a bien ri. Mes débuts en anglais été très prometteurs ! Il lui arrive encore aujourd’hui de se moquer de ma prononciation anglaise. Et notamment de ma façon de dire Christchurch, ville de Nouvelle Zélande à côté de laquelle j’ai vécu quelques mois. Mais enfin, je suis née dans les Landes, on ne se refait pas…
Mes parents m’ont initiée très jeune aux plaisirs du voyage. Quand j’étais petite, nous nous baladions essentiellement en France. Avec mon père, nos vacances se répartissaient entre la montagne chez Papi, les journées plage à Mimizan chaque été et quelques fois la Bretagne ou Cannes chez son oncle et sa tante. Mes parents étant séparés et tout deux enseignants, j’ai eu longtemps la chance de doubler mes vacances ! Ma mère de son côté nous emmenait l’été à Vieux Boucau où nous embarquions très souvent des amis mon frère et moi. Et puis nous avons parcouru la Corse, la Lozère, la Corèze,… Plus tard nous avons visité Florence et Rome toutes les deux et plus récemment le Lubéron.
J’ai effectué mon premier voyage à l’étranger en 2004 et me souviendrais toute ma vie de mes premiers pas au Sénégal. J’avais alors 13 ans, mon père parrainait une petite fille et avait décidé d’aller la rencontrer. Nous nous y sommes par la suite rendus durant plusieurs années.
A 17 ans je partais pour la première fois sans mes parents. A 20 ans je prenais un Working Holidays Visa pour traverser la planète entière et découvrir la Nouvelle Zélande. A 24 ans je roulais toute seule en twingo à travers l’Europe. A 28 ans je tentais l’expérience de l’expatriation en Polynésie. Il y a des voyages plus marquants que d’autres. Certains peuvent être difficiles, lorsque je m’éloigne trop de mes repères. Mais tous m’ont énormément apportés. Et je n’en regrette aucun.