Mercredi 7 juin, il faudrait s’y préparer…
En me préparant à séjourner à New York, seulement quelques petits jours avant tellement j’ai du mal à réaliser faire ce voyage, les premiers mots que je lis sont presque inquiétants. Le guide que j’ai en main attaque avec des « 8,5 millions d’habitants », « la mégalopole la plus peuplée des États Unis », « son métro le plus étendu de la planète »,… Et tout d’un coup une idée me traverse brièvement l’esprit : Mais qu’est ce que je fais foutre au milieu de tout ça moi ? Pourquoi je ne suis pas simplement partie une semaine par exemple à Mimizan ? Me reposer un peu après ma grosse crise d’endométriose. À J-4, j’avoue subir mon corps sur mon canapé et ne pas m’être préparée du tout à ce voyage. Mais je remarque également que je ne suis aucunement paniquée. Je pars à NY non pas parce que c’est le rêve de ma vie – même si je pense que je m’en souviendrai longtemps – mais parce que je souhaite passer du temps avec ma copine Léna qui vit là bas. Alors sur place, je verrai ce que je verrai et je sais déjà que ce ne sera jamais la totalité. Certaines personnes prévoient l’entièreté d’un voyage afin de rentabiliser chaque minute et d’en voir le plus possible. D’en voir parfois trop, au risque d’être frustré si cela n’est pas possible. Ma mère est de ce genre et pour en avoir discuté avec elle, je sais qu’elle sourira en lisant cela. Pour ma part je suis du genre à faire un programme pour avoir une trame du séjour et à laisser une grosse part à l’improvisation. J’aime avoir une petite liste de ce que j’aimerais voir et décider jour après jour des activités quotidiennes. Je vais donc préparer cette liste oui, mais surtout me laisser aller et profiter des moments passés avec mon amie. Car aujourd’hui NY ne m’aurait pas vu débarquer sans une Léna sur place ! En poursuivant ma lecture du guide, m’apparaît finalement un mélange de sérénité et d’excitation. L’évocation de l’ambiance de village de Brooklyn où habite Léna et du bourdonnement créatif permanent de la ville me rassure. Ouais ça va être trop bien, et ouiiiii j’ai hâte ! J-4, il était temps de réaliser ça ma petite !
Dimanche 11 juin, Brooklyn en plein jetlag.
On ne va pas se mentir, le voyage a été éprouvant pour mon corps ! Lui qui n’était pas complètement remis de la dernière crise de douleurs + infection, la journée est tellement longue qu’il en subit grandement les conséquences. Si le premier vol Pau – Paris s’effectue sans encombre, le second est bien plus compliqué. Je décolle à 19h de Paris et atterris environ 8 heures plus tard à New York. Malheureusement, je ne parviens à dormir que 30min, la position assise et les vibrations me causant trop de douleurs au ventre. Mon corps se raidit et je peine à tenir en place. Une fois sur le sol américain, je tente quelques étirements en pleine file d’attente pour passer la sécurité qui ne semblent rien arranger et finis par le rabattre sur des cachets. Le temps de passer cette fameuse sécurité, de récupérer ma valise, de retrouver Léna, de manger une part de pizza et d’arriver chez elle, je me couche à 1h du matin heure locale, 7h du matin heure française. Mon corps vient de passer 23 heures éveillé, mon ventre est en feu et je ne réussi à dormir que 5 petites heures entrecoupées de deux réveils ! Ah les longs voyages, le jetlag et l’endométriose, un super cocktail vous pouvez me croire…
Dimanche matin jetlag donc, mais dimanche matin à New York !!!! Je prends le temps de quelques soins censés rendre les douleurs gérables et déboule dans la rue ! Au programme de la journée, une petite visite de Brooklyn, le quartier de Léna.








Son appartement se situe tout au nord de Brooklyn, à Greenpoint, au-dessus de Williamsburg. Et de ce que j’en aperçois, le quartier me semble assez agréable à vivre. Les bâtiments ne sont pas trop hauts et les rues espacées. De nombreux espaces sont végétalisés, je suis agréablement surprise d’entendre les oiseaux en ouvrant la fenêtre le matin ! La zone regorge également de petits bars et cafés et me fait penser à certains quartiers de Berlin.
Après un trajet en métro, nous commençons par aller admirer deux immenses édifices situés plus au sud, les Brooklyn et Manhattan Bridges. Il n’y a pas foule ce qui rend la balade agréable et la rencontre véritablement insolite : au détour de Washington Street, la fameuse rue avec vue sur Manhattan Bridge, je tombe nez à nez avec un couple d’amis de Mont-de-Marsan ! C’est impensable ! Mais qu’est ce que vous foutez là ? Nous discutons un moment dans la rue avant de décider de continuer la balade ensemble. Nous traversons tous les quatre le Brooklyn Bridge Park et sa vue sur Manhattan et nous promenons ensuite dans Brooklyn Heights, le quartier plus aisé où les énormes maisons en briquettes possèdent toutes un joli porche à escalier. Après un repas en terrasse et la promesse de se voir bientôt dans les Landes, nous poursuivons Léna et moi jusqu’au Prospect Park. Une de ses amis y organise une fête durant tout l’après-midi et à voir le monde installé dans le parc, je comprends qu’il s’agit là d’une habitude pour les habitants du quartier. Léna m’explique qu’aux beaux jours, elle et ses amis passent leurs dimanches soit à la plage accessible en métro, soit au parc. Je repense aux tahitiens qui investissent chaque week-end les plages de l’île avec barbecue, musique et jeux toute la journée. De ce que j’en vois, les portoricains et populations sud-américaines présentes ici font la même chose ! Les parc est rempli, une odeur de poulet grillé vole jusqu’à nous sur un fond sonore latino. J’ouvre une bière, commence à discuter et finis par me demander pourquoi nous français ne faisons pas ce genre de chose ? S’installer à la plage, au bord d’une rivière ou au cœur d’un parc pour y passer la journée entre amis. Il n’y a que quand je voyage que j’ai l’occasion d’apprécier ce genre de moments. Je suis ici surprise de ressentir le sol vibrer à chaque passage de métro mais passe un très bon moment.





A retenir :
- La carte MTA – 7 day Unlimited Ride pour se déplacer en métro à 33$
- La balade dans le Brooklyn Bridge Park, proximité du fleuve, air frais à l’ombre de la végétation et vue sur les édifices de Manhattan. Un agréable mélange pour découvrir la ville en douceur !
Lundi 12 juin, je me lance à l’assaut de Central Park.
Après m’être écroulée de fatigue à 21h30 la veille, je me réveille très tôt et en profite pour traîner au lit. Le jetlag fait encore son petit effet.
Léna travaillant ce lundi, je décide d’aller du côté de Central Park. J’effectue donc un trajet de trois métro à la suite pour m’y rendre. Chaque station est équipée de wifi ce qui est fort appréciable pour nous autres étrangers qui ne fonctionnons qu’avec cela ici. J’arrive devant l’American Muséum of National History en environ 40 minutes et apprends alors qu’une réservation est nécessaire. Je décide donc de prendre un billet pour jeudi après-midi et traverse l’avenue pour pénétrer dans Central Park. Rapidement, je constate que je manque tout de même encore un peu d’énergie, ce changement de plan par rapport au musée m’apparaît finalement être une très bonne chose. Je serai jeudi en meilleur état pour l’apprécier. J’évolue donc dans le Park et me retrouve rapidement dans la zone qui me semble être la plus sauvage : The Ramble. Canards, oies, tortues, nombreux oiseaux et écureuils, jusqu’ici tout va bien, je ne suis pas dépaysée !





Je passe ensuite le Bow Bridge et décide de ressortir du Park le temps d’acheter un Iced Coffee en version large (comme un besoin de caféine !) ainsi qu’une salade à l’épicerie Boulud. Un passage à Columbia Circle et je réintègre le Park pour un déjeuner et une petite sieste dans l’herbe. Je continue ensuite mon chemin à travers Central Park et découvre l’Umpire Rock. Le contraste entre nature et immenses buldings y est impressionnant ! Ces rochers déjà énormes apparaissent ridicules face aux immeubles situés en arrière plan. La zone surplombe de nombreuses installations pour enfants et borde un terrain de baseball où je m’assoie quelques minutes dans les gradins. Les souvenirs de l’initiation réalisée au collège Félix Arnaudin de Labouheyre peinent à me revenir en mémoire, je me souviens vaguement d’une histoire de bases à rejoindre en courant… Si nous réussissons à aller voir le derby des Yankees contre les Mets comme nous en avons parlé avec Léna, il va falloir se renseigner un peu plus sur les règles du jeu !







Je poursuis ma balade à travers The Mall, la fameuse allée bordée d’ormes, bifurque à gauche et redescends vers l’entrée sud est en longeant le zoo. Dans tout le parc, les toilettes publiques et fontaines à eau sont nombreuses et en bon état, et ça c’est cool !
Je ressors du parc vers 16h après une bonne balade de 3 heures. Mes pieds commencent à me signaler leur inconfort. Je décide d’aller apprécier la vue depuis le Roosevelt Island Tramway avant de rentrer passer la soirée avec Léna, sa coloc et leurs copains.
Nous nous rendons à la Cerveceria Havemeyer (située dans Williamsburg), où je découvre avec un bon appétit la nourriture mexicaine, même si j’avoue subir un peu mon dernier tacos trop épicé. Nous terminons la soirée dans un bar proche de la maison et discutons de nombreux sujets de société. J’évoque le fait que NY m’apparaisse réellement safe, je n’ai éprouvé aucune sentiment d’insécurité jusqu’ici. L’ambiance n’est également pas du tout oppressante, le métro n’est jamais bondé comme on peut l’avoir en France et les rues tellement vastes qu’on ne se marche jamais dessus. En bref jusqu’ici, je me sens bien. Et je clôture la journée sur ce sentiment fort agréable d’être au bon endroit, avec les bonnes personnes, au bon moment !




A retenir :
- On apprécie le wifi dans les stations de métro même si les entrées de celles-ci sont parfois difficiles à trouver.
- Le contraste entre nature et buildings en arrière plan dans le sud de Central Park, notamment sur l’Umpire Rock, est assez impressionnant !
- Sieste dans Central Park + Iced Coffee : le combo idéal contre le jetlag !
- Le Roosevelt Island Tramway offre une belle vue et est accessible avec la carte de métro.
Mardi 13 juin, Happy Birthday Léna !
Aujourd’hui Lena fête ses 32 ans ! Elle a donc pris sa journée afin que nous profitions ensemble. Comme la veille, je me réveille à 4h du mat avant de me rendormir pour 2 heures de sommeil supplémentaires. Les nuits ne sont pas énormes mais j’ai déjà anticipé mon cumul de fatigue et prévu de partir plus tard en ville mercredi et jeudi matin. Aussitôt prêtes, nous prenons le métro jusqu’à Little Island avant de faire une belle balade sur la High Line.
Little Island est une île artificielle carrée perchée sur d’étranges plots de hauteur différentes. Nous profitons de cet îlot de verdure très fleuri pour manger notre petit déjeuner acheté en route quelques minutes plus tôt (bagel et jus de fruits, on est plutôt team salé que sucré !).



La High Line, elle, me surprend par son importante végétation et ses innombrables points de vue. Située sur une ancienne portion de métro, les rails sont encore parfois présents. Le mobilier urbain est moderne et adapté, la proximité du fleuve amène un petit air frais bien agréable et j’y apprécie grandement la mise en valeur des buildings aux architectures très variées ! La balade vaut vraiment le détour !






Nous poursuivons ensuite en métro jusqu’au Washington Square Park où je sens tout de suite que nous avons changé de quartier. Ce parc est situé dans Greenwich Village, non loin de l’université de New York. Le quartier regorge de cafés, bars, clubs de jazz et théâtres. On y ressent une belle énergie ! Léna m’explique que le parc est régulièrement investi lors de manifestations. En ce mardi ensoleillé, il est pour moi le témoignage d’une forte mixité sociale. Ici encore, les gens sont tous très différents et chacun semble faire sa vie. On s’y sent en sécurité malgré l’évidente présence de sans abris et de vendeurs de weed (l’herbe étant légale aux États Unis, il est très fréquent qu’une odeur de weed nous arrive aux narines, émanant d’un fumeur à proximité ou d’un magasin dédié à la vente de ces produits).


Nous poursuivons notre route au sud à travers Soho, longeons Broadway et ses nombreuses boutiques avant de bifurquer vers Little Italie et Chinatown. Il est quasiment 15h lorsque nous nous attablons au Joe’s Shanghai Restaurant pour déguster des dumpling soup que je qualifierai comme étant de gros raviolis remplis de viande et de bouillon de légumes au curcuma. Et oui c’est plutôt bon !





Nous effectuons un dernier tour dans le quartier et croisons le tournage d’une scène de Gosthbusters. L’organisation, entre le matériel, les installations, les camions-loges pour les acteurs, le blocage des rues… me semble assez impressionnante. Un vigile nous demande de circuler et nous atterrissons finalement dans l’arrière-cour d’un bar de Nolita, le Sweet & Vicious. L’endroit nous coupe un peu des bruits et odeurs de la ville, un lieu idéal pour une Frozen Margarita, car après tout nous avons un anniversaire à fêter !
De retour à Brooklyn nous continuons notre soirée entre bières et burgers dans différents bars et rentrons prendre des forces pour le lendemain.
A retenir :
- Little Island et la High Line, pour la partie végétation et architecture. Une balade très agréable où l’on s’en met plein les yeux.
- Les différents quartiers de Lower Manhattan pour l’énergie qu’il en ressort. Greenwich Village, Soho, Chinatown, Nolita,… sont des quartiers extrêmement vivants !
- Un petit faible pour Washington Square Park qui m’a particulièrement plu.
Mercredi 14 juin, direction Midtown.
De nouveau, Léna travaille. J’en profite pour me reposer, écrire et faire une séance de yoga avant d’aller visiter tous les monuments situés dans MidTown. Ce programme colle bien avec le temps instable de la journée puisqu’il me permet de m’abriter régulièrement en cas d’averses. Je m’arrête en métro au Madison Square et découvre le Flatiron Building malheureusement en travaux. Je continue vers l’Empire State Building qui, il faut le dire, est très impressionnant ! On sent presque peser sur nous son imposante structure en marchant dans la rue. Je lève régulièrement les yeux au ciel et me sens au fur et à mesure de son approche, chaque fois un peu plus petite.
Un peu plus loin, je m’abrite le temps d’une averse dans la bibliothèque publique ornée de drapeaux LGBTQIA+ en prévision de la Gaypride qui a lieu prochainement. En contraste, son intérieur tout en marbre impose le calme. Je poursuis ma route vers Grand Central et découvre cette gare toute écrasée entre les Chrysler Building à une rue et Summit One Vanderbilt tout proche. Ce dernier est particulièrement imposant !





Je fais demi-tour, remonte direction de la Cathédrale Saint Patrick, mange un plat vietnamien dans un petit restaurant et attaquer le Rockfeller Center et son observatoire, Top of the Rock. J’avais décidé de faire celui- ci pour une question de prix, l’Empire State Building étant à plus de 86$ TTC contre 60$ TTC ici, mais également pour une question de vue. Car une fois sur l’ESB bien sûr, on ne le voit pas à lui, ce qui est quand même dommage ! J’y admire donc la vue à 360 degrés un bon moment avant qu’une nouvelle averse ne pointe le bout de son nez. Bon timing, je rentre à Greenpoint satisfaite de mes visites.





A retenir :
- Attention, les prix sont toujours affichés hors taxes ! Top of the Rock est par exemple annoncé à 40$ dans les guide, + 15$ pour une visite en après-midi (ouais c’est batard) + 5$ de taxes. Dans les magasins, cela surprend également au passage en caisse. Un livre annoncé à 10$ en coûtera environ 14$. Dans les restaurants, les prix ne comprennent pas les tips qui sont obligatoires car ils constituent les salaires des personnels. Bref, bienvenu en Amérique !
Il est 18h lorsque nous prenons avec Léna le chemin vers le Citi Field. Il s’y déroule ce soir (comme hier soir et comme pleins d’autres soirs dans l’année, j’y comprends rien au baseball…) le derby des Mets contre les Yankees. Si l’ambiance monte petit à petit lors du trajet en métro, je suis bien déçue de celle qui règne dans le stade ! Les américains ne vont pas au stade pour voir le match, non, ils y vont pour boire, manger, boire, manger… Un certain nombre d’entre eux n’arrivent qu’après le début du match et tous passent leur temps à se lever. Tantôt pour aller chercher une pinte de 70cl à 15$, tantôt pour manger un hotdog ou des nachos, tantôt pour aller faire pipi,… Nous sommes dérangées toutes les 5 minutes pour laisser passer des gens dans un sens puis dans l’autre… Personne ne regarde le jeu mais tous semblent ravis de s’empiffrer ! Mais ça ne vous dirait pas de poser vos culs et de regarder le match ?! Parce qu’entre le prix de la place et celui des pintes, ça fait quand même cher la cuite… Le baseball ne serait donc pas autant une histoire d’amour du jeu que le rugby. J’en suis bien navrée pour eux !



Jeudi 15 juin, calme du musée contre effervescence de Times Square !
Ce jeudi, je me dirige vers le fameux American Museum of National History où j’ai réservé mon entrée pour 14h30. J’attaque la visite par le RDC (appelé le premier étage chez nos amis anglophones). Le musée propose une application sur téléphone avec carte interactive et ludique nous géolocalisant dans le bâtiment. J’y trouve de courtes explications, des anecdotes et jeux et même quelques critiques sur les expositions. Si je trouve cela intéressant, notamment pour la partie concernant Théodore Roosevelt (cela évite de lire en anglais), je l’abandonne cependant rapidement car je ne souhaite pas passer l’essentiel du musée le nez sur mon téléphone. Je récupère donc une carte papier et poursuis ma visite. Le musée est sincèrement immense ! Les collections s’étendent sur 4 étages et je suis impressionnée par la qualité et le réalisme des reconstructions de milieux naturels ainsi que par le nombre incalculable d’objets relatifs aux différents peuples et civilisations. La partie concernant l’Amérique du Sud que je ne connais pas du tout me marque particulièrement. Au dernier étage, les squelettes de dinosaures font également leur effet.
A l’arrière du bâtiment, une extension a été récemment construite. Elle possède un hall à l’architecture très moderne mais malheureusement très bruyant. Impossible d’y rester plus de 5 minutes. Sur le côté, un insectarium a été installé, exposition très moderne comprenant également certains insectes vivants. On y admire entre autres les fourmis au travail. Je reste 2h30 dans le musée et il est clair que je n’ai pas tout apprécié à 100%. Le musée est tellement complet que c’est impossible en une seule fois.










Après une rapide sieste dans Central Park je rejoins Léna et Winsloe pour un sunset sur le 230 5th Avenue rooftop. L’endroit est très prisé et le moment très agréable bien qu’incomparable avec un sunset à la plage… Oui je suis difficile en sunset !





Léna décide ensuite, sur un coup de tête, de nous emmener manger un BBQ coréen. Et quelle merveilleuse idée ! Non loin de l’Empire State Building, en plein Manhattan, se situe le quartier coréen. Il s’agit en réalité de deux ou trois rues à la suite remplies de restaurants. La rue que nous empruntons grouille de monde et nous entrons rapidement dans un hall d’immeuble qui ne paye pas de mine. Nous prenons l’ascenseur jusqu’au 2ème étage et je reste littéralement stupéfaite à l’ouverture des portes ! Ici, en plein NY, au second étage d’un immeuble, se trouve un restaurant avec barbecues en plein milieu des tables. Les odeurs, le bruit des hottes masqué par la musique très forte et le décor coréen m’espentent ! J’en prends tout d’un coup plein le nez, les oreilles et les yeux. Je ne m’attendais vraiment pas à cela ! Nous sommes au Jongro BBQ, le service est hyper efficace et pour moi qui ne mange plus beaucoup de viande, je la trouve ici très bonne.
Pour continuer dans cette hyperstimulation des sens, direction Times Square. Et là je ne vais pas vous mentir, j’ai eu comme une envie de rentrer m’isoler dans le silence et dans le noir ! Le monde, les voitures et tuk tuk pour touristes, toute cette lumière, les musiques à fond, les odeurs, la chaleur, les fumées sortant des bouches d’égout,… J’ai repensé à la nuit passée en montagne 3 semaines plus tôt, à ce calme et cette sérénité qui régnaient au bord du lac. Et ça m’a manqué. Après 5 jours passés à NY, j’ai compris que j’en avais eu assez de la ville et que le retour deux jours plus tard n’allait pas être du tout difficile ! Il y a certains voyages dont on peine à revenir et d’autres qui nous font apprécier notre chez nous.





A retenir :
- L’American Museum of National History, moi qui ne suis pas très musée, oui celui-ci vaut vraiment le détour !
- Le 230 5th Avenue rooftop pour boire un verre avec vue sur Manhattan au sunset.
- Jongro BBQ, un BBQ coréen hyper dépaysant !
Vendredi 16 juin, un peu d’histoire au programme
Ce vendredi, Léna ne travaille pas. Nous avons donc décidé de nous rendre toutes les deux sur Liberty Island et Ellis Island. Un ticket de ferry à 24$ permet d’aller découvrir en première escale la Statue de la liberté (de l’extérieur, le musée intérieur est à payer en supplément) et en deuxième Ellis Island et le musée de l’immigration. Bien entendu , la Statue de la Liberté est impressionnante de part sa taille ! Inaugurée en 1886, l’histoire de sa construction et de son acheminement jusqu’aux Etats-Unis depuis la France restent assez incroyables. Cependant, le tour en est vite fait, nous filons rapidement sur Ellis Island.


La visite du musée de l’immigration nous prend environ 2h30. Et nous la trouvons hyper intéressante et bien faite ! Elle retrace le parcours des 12 millions d’immigrés arrivés sur le territoire entre 1892 et 1954. La visite bien organisée et très imagée nous permet de revivre l’éprouvant parcours effectué avant l’entrée sur le sol américain. Un vrai moment d’histoire assez émouvant. Elle est complétée d’un film de 30min regroupant témoignages et images de l’époque. Et à l’instar des 30% de la population américaine ayant un parent passé par ici, les arrières grands parents paternels de Léna y sont arrivés d’Italie et Russie. Nous terminons donc la visite par la recherche de leurs noms sur l’immense mémorial extérieur.



De retour sur Manhattan et après un rapide repas, nous traversons le quartier de Wall Street ainsi que celui du World Trade Center qui, je l’avoue, ne m’emballent pas plus que cela. Les cascades sans fond créées à la place des deux tours sont tout de même de très beaux monuments de commémoration. Nous rentrons finalement à Williamsburg afin de passer la soirée avec des amis et traverser le Domino Park de nuit – si l’on peut dire qu’il fasse nuit dans cette ville tellement les lumières sont allumées partout tout le temps ! La vue sur les buildings éclairés de Manhattan vaut quand même le détour.







A retenir :
- Ellis Island et le musée de l’immigration, un vrai coup de coeur pour la qualité de ce moment d’histoire.
- Le Domino Park situé dans Brooklyn, de nuit avec sa vue sur Manhattan éclairé.
Samedi 17 juin, retour au pays.
Ce samedi le réveil est difficile car le ventre douloureux. Nous abandonnons le projet d’aller dans Harlem (j’avoue avoir eu ma dose de métro) pour rester dans le quartier. Après un très bon chicken crispy burger nous faisons un détour par la Levain Bakery avant de nous asseoir en terrasse. La journée s’annonce tranquille. Nous rejoignons des amis de Léna sur un rooftop en traversant le quartier juif (assez flippant en apparence il faut le dire, il faut vraiment que je regarde la série Unorthodox !), buvons une dernière canette de Bud de 70cl en leur compagnie et rentrons. Je décolle pour l’aéroport à 19h, très heureuse de ma semaine passée avec ma Léna, avec le sentiment d’avoir effectué un voyage malgré tout, et étrangement ressourçant. Mon corps ne dirait clairement pas la même chose… Mais voyager toute seule, rencontrer de nouvelles personnes et découvrir de nouvelles choses nous aide toujours à affirmer qui nous sommes, d’où nous venons et où nous allons. Et par dessus cela, je suis surtout très heureuse d’avoir passé tous ces moments avec ma Léna.



Quelques heures plus tard, me voilà à Orly, entourée de béarnais râlant sur le retard de notre vol et épuisés de leur soirée post finale de Top 14. Les entendre parler me fait sourire, pas de doute, je suis de retour au pays !